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Singapour

Géographie et démographie


Superficie : 620 km2, 57 îles. Terres cultivées : 7 %. Forêts : 3,3 %.

Population : 4 253 000 habitants (densité : 6859,4 hab./km2).

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Taux de croissance démographique annuelle : 1,7 %
Indice de fécondité : 1,36
0-14 ans : 16,5 % 15-64 ans : 75,7 % 65 ans et plus : 7,8 %
Taux de mortalité infantile : 2,9 ‰ Espérance de vie : 78,1 ans.
Éducation : dépense publique : 3 % du PIB.
Analphabétisme (hommes) : 3,3 % (femmes) : 10,3 %
Scolarisation 12-17 ans : 87,4 % 3e degré : 43,8 %
Ethnies : Chinois (76 %), Malais (14 %), Indiens (8 %), divers.
Langues officielles : anglais, mandarin, malais, tamoul.
Monnaie : dollar de Singapour.

 

 


Histoire

 

Moyen âge : Port du nom de Temasek.
Avant 1819 : Île habitée par une petite communauté de Malais et de Chinois.
1819 : Fondation de Singapour par Sir Stamford Raffles. Colonie britannique.
1942 : Occupation japonaise jusqu'en 1945.
1959 : État autonome jusqu'en 1963.
1963 : Union avec la Malaisie, pour former avec les États de Sabah et Sarawak (partie nord de l'île de Bornéo), la Fédération de Malaisie.
1965 : 9 août. Séparation d'avec la Fédération de Malaisie. Singapour devient un État indépendant. Depuis cette date,
un seul parti règne en maître absolu : le PAP (Parti d'Action Populaire). Toute opposition a été systématiquement et parfois
brutalement contrecarrée. Mais elle a toujours existé.
1981 : 31 octobre. Pour la première fois depuis 1965, un homme opposé au gouvernement est élu au Parlement dans une élection partielle : J.B Jeyaretnam, dirigeant du Parti des travailleurs et chef de l'opposition qui comprend 3 autres partis reconnus : le PKMS (petit parti malais), le Parti socialiste et un nouveau parti fondé en 1980, le Parti démocratique de Singapour. Il s'agit de très petits partis sans influence réelle sur la vie du pays.
22 décembre. Au cours d'une élection générale, deux candidats de l'opposition sont élus députés : J.B. Jeyaretnam et Chiam See Tong.
1987 : Arrestation de 22 personnes accusées de subversion communiste. Presque toutes sont connues pour leur engagement dans l'Église catholique dans la défense des droits de l'homme. Le pouvoir exprime sa méfiance vis-à-vis de l'Eglise catholique.
1988 : 3 septembre. Le PAP (Parti au pouvoir) remporte 63 % des suffrages aux élections législatives. Un seul membre de l'opposition - Mr Chiam See Tong du SDP (Singapore Democratic Party) - est élu au Parlement.
1990 : Vote d'une loi sur le «maintien de l'harmonie religieuse» après consultation de différents groupes représentatifs de la population. Protestation de l'Église catholique qui estime qu'il y a interférence du pouvoir dans les affaires internes de l'Église.
29 novembre. Goh Chok Tong succède à Lee Kwan Yew comme Premier ministre.
1991 : Élections législatives. Élection de plusieurs députés de l'opposition.
1998-1999 : Singapour résiste plutôt bien à la crise asiatique en dépit d'un ralentissement perceptible de l'économie.
2003 : Août. Le Premier ministre, Goh Chok Tong, annonce qu'il quittera son poste dès que l'économie rebondira, chose faite à la mi-2004.

 


Économie et politique

 

Singapour affiche une réussite économique exceptionnelle. Cependant le taux de croissance a chuté en 1998 : cette baisse liée à l'économie des pays voisins (particulièrement celle de l'Indonésie et la Malaisie) concerne le secteur du tourisme, la banque, l'immobilier et l'emploi. Le taux de croissance s'établit aujourd'hui à 1 %.

 

Agriculture : Agriculture pratiquement inexistante.
L'élevage intensif ne concerne que les poules et les canards.

 

Industrie : 39,6 % du PIB (Services représentent 60 %).
Sans aucune ressource minière. Singapour possède un secteur industriel très actif.
Son port est l'un des plus importants du monde pour le trafic. Construction et réparation de bateaux, raffinage pétrolier, électronique, pétrochimie. Installation de quartiers généraux de plusieurs multinationales. L'économie dépend en grande partie des
investissements directs étrangers (Malaisie, Indonésie) et des marchés extérieurs.
Locations de terrains à la Malaisie et à l'Indonésie.

 

 

Politique : République parlementaire autoritaire, contrôlée par un parti dominant. Premier Ministre : Lee Hsien Long (depuis 2004).

 

PIB./ Hab. : U.S. $ 23 552. Pays très riche.
Armée : 72 500 hommes. Dépense publique de défense : 5,2 % du PIB.

 


RELIGIONS

Bouddhistes-taoïstes (religion chinoise) : 53,9 % (67,8 % estimation maximale). Il y a aussi 15,4 % de musulmans (Chinois, Malais et Indiens), 3,6 % d'hindous. Les chrétiens forment 12,6 % de la population totale (dont 4,8 % de catholiques) ; 18,1 % de la population se disent sans religion.

 


Église catholique

L'histoire de l'Église de Singapour est liée à celle de la Malaisie.
1511 : Arrivée des premiers missionnaires avec les Portugais.
1545 : St François Xavier arrive à Malacca.
1557 : Érection du diocèse de Malacca.
1641 : Occupation de Malacca par les Hollandais calvinistes.
1888 : Le pape Léon XIII rétablit le diocèse de Malacca, dépendant de celui de Pondichéry.
1955 : Deux nouveaux diocèses sont créés en Malaisie : ceux de Kuala Lumpur et de Penang. Malacca devient diocèse pour les États de Malacca et de Johore en Malaisie, et pour la colonie britannique de Singapour.
1972 : Érection de l'archidiocèse de Singapour, indépendant de la Malaisie.
1977 : Mgr Gregory Yong devient le 1er archevêque singapourien du pays.
1983 : Le service social catholique dénonce l'exploitation éhontée de la main-d'oeuvre féminine venue des Philippines et s'efforce d'y remédier.
Octobre. Protestation du Comité social pour la famille catholique contre l'adoption par le gouvernement d'une mesure qui donne priorité pour la poursuite de leurs études aux enfants dont les mères ont un grade universitaire.
1985 : Février. Après d'autres organisme, la JOC dénonce le projet du gouvernement d'autoriser les journées de travail de 12 h, comme contraires à la charte de l'Organisation Internationale du Travail.
30 novembre – 1er décembre. Six personnalités appartenant à des religions différentes sont intervenues au cours d'un symposium interreligieux sur le thème de la « tolérance ».
1986 : 20 novembre. Visite de Jean-Paul II.
1987 : 21 mai. 22 personnes, engagées dans divers services de l'Église, suspectées de fomenter un complot marxiste, sont arrêtées. Elles seront relâchées par vagues successives dans les mois suivants, à l'exception de Vincent Cheng, secrétaire national de la « Commission Justice et Paix ».
4 prêtres sont également la cible du gouvernement.
1988 : 19 avril. 9 des personnes relâchées en 1987 sont à nouveau
incarcérées, après avoir dénoncé publiquement les mauvais traitements qu'elles avaient subis pendant leur détention.
1989 : Le ministère de l'Éducation décide de supprimer l'enseignement religieux - jusque-là obligatoire - dans les écoles. Pour sa part, le ministère de l'Intérieur met à l'étude une loi visant à restreindre la participation des groupes religieux dans le débat politique.
1990 : 19 juin. Libération de Vincent Cheng (arrêté en 1987), à qui sont cependant imposées quelques restrictions en échange de sa liberté.
Septembre. Consultation de divers groupes représentatifs de la population sur un projet de loi concernant « le maintien de l'harmonie religieuse ».
Novembre. Le parlement vote la loi sur le «maintien de l'harmonie religieuse» qui donne au gouvernement un pouvoir exorbitant en matière religieuse. L'Église catholique proteste officiellement.
1993 : Perplexités devant la demande du gouvernement d'avoir accès aux registres paroissiaux.
1995 : Une analyse sur l'appartenance religieuse occasionne des remous en particulier sur le développement du christianisme qui pourrait devenir facteur de déstabilisation aux yeux de certains.
2004 : Novembre. Dans un stade couvert de la ville, 10 000 personnes, dont de nombreux malades, se réunit pour prier la « Vierge de Lourdes ».

 


Statistiques Catholiques

159 132 + Catholiques Philippins 60 000
Évêque 1
Prêtres diocésain 79
Religieux ou missionnaires 62
Frères 56
Religieuses 249
Grands séminaristes 8
Paroisses 30
Catéchistes 905

 

1 prêtre pour 24 400 habitants et pour 985 catholiques.

 


Quelques aspects

 

Il y a une grande participation des laïcs dans la liturgie et la catéchèse, mais une baisse des membres des mouvements d'action catholique, en crise. Peut-être s'agit-il d'une réaction de saturation à l'embrigadement qui marque la vie sociale en général àSingapour. Mais c'est aussi, sans doute, le reflet d'une Église peu engagée dans les domaines politiques et sociaux.
Il y a, cependant, certains secteurs de l'Église qui se démarquent assez nettement de l'attitude générale du point de vue politique et social.
On remarque une diminution très nette des grands séminaristes.
Il faut noter un essor assez remarquable du renouveau charismatique, et de mouvements au service des foyers et des fiancés.
Malgré un effort pour atteindre les gens de culture chinoise, l'Église compte une majorité de gens parlant anglais et appartenant à la classe moyenne.
Le nombre des « sans-religion » augmente ; ils se situeraient à environ 18 %.