Inde
Géographie et démographie
Superficie : 3 287 000 km2 (6 fois la France).
Cultivés : 54,35 %, forêts : 21,6 %, pâturages : 2,6 %
Population : 1 065 462 000 habitants.
Date : 30/01/2006
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Densité : 324,1 hab/km2.
Croissance démographique annuelle : 1,5 %
Indice de fécondité : 3,01
0-14 ans : 32,7 % 15-64 ans : 61,6 % 65 ans et plus 4,7 %
Taux de mortalité infantile : 64,5 ‰ Espérance de vie :63,9 ans
Éducation : dépense publique Éducation représente 4,1 % du PIB.
Analphabétisme (hommes) : 29,8 % (femmes) : 51,7 %
Scolarisation 12-17 ans : 43,8 % Scolarisation 3e cycle :10,6 %
Capitale : New Delhi :10 203 000 habitants.
Par ordre d'importance du nombre d'habitants : la première ville du pays est Bombay, la seconde est Calcutta.
Sur 250 millions d'enfants au travail dans le monde, une majorité serait en Inde.
18 langues vivantes ont un statut officiel (parlées par 87% de la population).
L'anglais et le hindi sont langues nationales (1652 langues au total).
Plus de 500 000 000 électeurs : le plus grand électorat du monde.
Monnaie : roupie indienne.
Histoire
3000-2000 av. J.C. : Civilisation de l'Indus.
2000-1500 av. J.C. : Irruption des Indo-Aryens au Punjab d'où ils vont petit à petit se répandre dans toute l'Inde, repoussant de plus en plus les limites de l'Inde dravidienne. Composition du Rig-Veda.
327-325 av. J.C. : Expédition d'Alexandre le Grand jusqu'à l'Indus.
273-236 av. J.C. : Règne d'Ashoka ; l'un des rares moments où la majeure partie du sous-continent indien fut soumise à un seul
pouvoir politique. Avec Ashoka, l'Inde devient bouddhiste.
1192 : Défaite du dernier roi hindou d'Ajmer et de Delhi devant les armées de Muhammad de Ghor qui devient rapidement maître de la moitié de l'Inde.
1298 : Visite de Marco Polo.
1498 : Vasco de Gama débarque à Calicut.
1510 : Les Portugais s'emparent de Goa.
1600 : Fondation de l'East India Company.
1742 : Dupleix devient gouverneur de Pondichéry.
1763 : Traité de Paris suite à la défaite des Français face aux Anglais.
1853 : Mise en route des premiers chemins de fer en Inde (entre Bombay et Thana).
1857 : Révolte des Cipayes. Fin de l'empire musulman.
1877 : Reine Victoria, impératrice des Indes.
1911 : Delhi remplace Calcutta comme capitale des Indes britanniques.
1915 : Retour de Gandhi en Inde après ses études en Angleterre et son séjour en Afrique du Sud.
1947 : 15 août. Indépendance de l'Inde. Partition de l'Inde et du Pakistan.
1948 : 30 janvier : assassinat du Mahatma Gandhi.
1955 : Conférence de Bandung où Nehru joue un rôle essentiel.
1962 : Guerre indo-chinoise.
1964 : Mort de Nehru. Shastri lui succède.
1965 : Première guerre indo-pakistanaise.
1966 : Mort de Shastri. Mme Gandhi lui succède.
1971 : Deuxième guerre indo-pakistanaise. Capitulation du Pakistan à Dacca. Création du Bangladesh.
1977 : État d'urgence. Morarji Desaï : Premier Ministre.
1980 : Indira Gandhi de nouveau Premier Ministre.
1983 : L'Inde dans la course de l'espace. Mouvement sécessionniste Sikh au Punjab.
La violence s'y installe. Très fortes tensions en Assam : massacres de musulmans et d'hindous par des aborigènes.
1984 : Le gouvernement ordonne l'assaut du «Temple d'or» à Amritsar le lieu saint des Sikhs, au Punjab. 31 octobre : émeutes ; assassinat de Mme Gandhi ; meurtres et représailles suivent. En décembre : Radjiv Gandhi est élu et succède à sa mère.
1987 : Fin 1987. L'armée indienne débarque à Sri-Lanka à la demande du président Jayavardinne pour y rétablir l'ordre. Elle s'y embourbe.
1985-89 : Le régime de Radjiv Gandhi «après un rodage» où celui-ci semble perdre beaucoup de ses illusions sinon de son prestige est sans cesse handicapé par plusieurs scandales retentissants, le mettant en cause personnellement mais surtout ses amis.
1989 : Montée des intégrismes, en particulier du RSS (Rashtriya Swayamsewak Sangh ou Association nationale des volontaires hindous) et heurts de plus en plus fréquents et meurtriers entre extrémistes hindous et musulmans.
Le 18 septembre : accord Indo-Sri Lankais pour le retrait des troupes indiennes avant le 31/12/89 ; retrait qui sera ensuite repoussé à fin mars 1990. Au Cachemire, seul État Indien à majorité musulmane, où les hindous ne représentent que 28% de la
population, les fondamentalistes musulmans font monter la tension.
1991 : 21 mai. Gandhi tué dans un attentat par les L.T.T.E. tamouls du Sri-Lanka.
Juin : Le Congrès revient au pouvoir à Delhi mais sans majorité. P.V. Narasimha Rao, Premier Ministre.
1992 : Montée de plus en plus de l'extrême droite hindoue.
6 décembre : destruction de la mosquée d'Ayodhya. Affrontements sanglants entre hindous et musulmans.
1995 : Janvier. Pour la première fois depuis l'indépendance, le parti du Congrès perd les élections dans l'état du Maharashtra (Bombay). Conclusion d'une suite d'échecs qui handicapent gravement l'autorité du Premier Ministre. Les vainqueurs sont une
coalition de l'extrême-droite hindoue : le BJP (Bharatiya Janata Party) et le Shiv Sena (Armée de Shiva), farouchement anti-musulman.
1997 : Le BJP gagne les élections à la tête d'une coalition hétéroclite et prend la direction du gouvernement central de New Delhi.
1998 : une guerre indo-pakistanaise dure quelques semaines
2000 : Depuis l'arrivée du BJP au pouvoir, les incidents anti-chrétiens se multiplient dans le centre et le nord de l'Inde.
La déliquescence du parti du Congrès continue de s'accentuer au profit de partis régionalistes ou basés sur la caste, la langue ou la religion. La volonté des groupes hindous de changer la Constitution inquiète tous les démocrates indiens.
2002 : L'Inde effectue un essai de missiles à capacité nucléaire.
2004 : Avril-mai. Législatives ; Sonia Gandhi, victorieuse, renonce à devenir Premier ministre. Le parti du Congrès reprend les rênes du gouvernement fédéral.
Économie
Taux d'inflation en 2003 : 4,8 %
Agriculture et Pêche : 57 % de la population active. Plus ou moins productive selon les régions, dépend beaucoup de la mousson. Elle va pourtant de succès en succès.
Les terres irriguées représentent 27,4 % des terres cultivées.
Autosuffisance alimentaire. Thé : premier producteur mondial. Riz : deuxième producteur mondial. Blé : deuxième producteur mondial. Canne à sucre : premier producteur mondial. Coton : 3e producteur mondial. Café, maïs, bois. Bovins : premier cheptel
du monde, mais peu productif, uniquement pour la consommation du lait. Les vaches sont nombreuses mais le rendement en lait reste faible. Pêche : peu importante. Les prises ne représentent que 5 kilos par habitant.
Mines et industrie : 13,2 % de la population active (Services : 17 %). L'Inde est richement dotée en ressources minérales et son industrie représente l'aile marchande du pays. Matières premières variées et abondantes. Charbon (4e producteur mondial), fer (4e producteur), pétrole, bauxite, gaz naturel, uranium, plomb.
Industrie nationale très active et s'étendant à tous les secteurs, même les plus sophistiqués : hélicoptères, avions, satellites, fusées, électronique, chimie, automobile.
L'industrie indienne est le fer de lance de l'économie nationale. Toutefois, L'Inde adopte depuis 1992, une politique de réforme et d'ouverture économique, mais avec 30% de son immense population vivant en dessous du seuil de pauvreté, le problème
de développement reste présent.
En procédant à une série d'essais nucléaires au printemps 1998, l'Inde s'attire les ennuis et le risque de dissuader des investissements directs étrangers dont elle a besoin pour financer le développement de ses infrastructures. Si l'économie industrielle couvre la totalité des produits de consommation courante, ceux-ci sont parfois inexportables, car de qualité médiocre. L'Inde est, et de loin, le premier producteur mondial de films cinématographiques.
PIB/ Hab. : US$ 2704 (en 2003). L'Inde reste classée parmi les pays très pauvres.
Politique
République. Membre du Commonwealth. État fédéral. Régime parlementaire avec parti dominant. L'Inde est un état fédéral divisé en 28 états et 7 territoires de l'Union. Chambre du peuple. Conseil des États. Président : Abdul Kalam (depuis le 22.7.2002). Premier ministre : Manmohan Singh, depuis le 22.5.2004.
Armée : Avec un total de 1 325 000 hommes sous les drapeaux, l'armée indienne représente une dépense publique Défense de 2,6 % du PIB.
Quelques chiffres
Catholiques : 16 758 000 (1,58 %). - Diocèses : 146. - Évêques : 148 en 2000). - Paroisses : 8 333. - Prêtres diocésains : 10 928. - Prêtres religieux : 8 112. - Religieuses : 49 544.
- Grands séminaristes : 3 610.
- Institutions de bienfaisance : 11 767. - Institutions d'éducation :
15 109 (jardins d'enfants et écoles maternelles comprises).
N.B. : 68 % du clergé et des religieuses proviennent des seuls États méridionaux du Kerala et du Tamil Nadu.
Un effort d'inculturation : En 1950, le Père Monchanin fonda à
Kulitalai, non loin de Tiruchirapalli avec l'aide du Père Henry Lesaux, un ashram (ermitage) voué à la Trinité. Le P. Monchanin se persuada que la contemplation, incarnée en ses formes indiennes, était nécessaire pour la conversion de l'Inde. Jules Monchanin, miné par le climat, la fatigue, la maladie, mourut en 1957.
Quant au P. Lesaux, il préféra aller dans le Nord de l'Inde continuer sa mission de sannyassi itinérant. C'est le Père Bede Griffiths, moine bénédictin anglais, décédé en 1993, qui prit la relève quelques années
après. L'ashram de Kulitalai a atteint une force assez stable de vie communautaire, avec un flux continuel d'hôtes, tant chrétiens qu'hindous.
C'est un ashram parmi plusieurs autres.
Le nombre des ashrams s'est développé ; on en trouve dans la plupart des grandes régions de l'Inde : en 2000,
Nord et Népal : 4 ; Inde centrale : 9 ; Karnataka : 11 ; Kerala : 5 ; Tamil Nadu : 11.
RELIGIONS
La religion dominante de cet immense pays - qui est constitutionnellement laïque - est l'hindouisme (82 %). Son panthéon de dieux très nombreux, son absence de dogme intangible, lui permettent d'adopter des formes variées. Le 2e groupe religieux, ce sont les musulmans (12,1 %). Viennent ensuite les chrétiens : environ 20 millions dont 14 000 000 catholiques. Puis les sikhs (1,9 %), surtout dans le Punjab. 14 % des militaires (soit 140 000 hommes) sont des sikhs. Les combattants
sikhs jurent de rester fidèles aux 5 K : port des cheveux longs et de la barbe, du pantalon court, de l'épée, d'un peigne d'acier et d'un bracelet de fer. Puis les bouddhistes (0,8 %), les jaïnistes (0,4 %), les parsis et les juifs.
Église catholique
70 (?) : Martyre de Saint Thomas. Les anciens chrétiens se réclament de lui.
IVe s. : Communautés chrétiennes au s.o. : Calicut, Malabar, Ceylan.
1329 : Érection du diocèse de Quilon.
1534 : Érection du diocèse de Goa.
1606 : Le Père de Nobili : querelle des « rites malabars ».
1776 : Les Misions Étrangères de Paris (MEP) arrivent dans le Sud de l'Inde et remplacent les Jésuites après la suppression de la Compagnie en 1773.
1844 : Synode de Pondichéry qui inaugure une période nouvelle : formation du clergé local diocésain en particulier.
1886 : Établissement de la hiérarchie par Léon XIII.
1923 : Mgr Roche, S.J., premier évêque local de rite latin.
1964 : Congrès eucharistique mondial : Paul VI se rend à Bombay.
1969 : Congrès national de Bangalore : aggiornamento de l'Église en Inde.
1983 : Juillet. Au cours d'une réunion oecuménique qui s'est tenue à Kottayam, est décidée la création d'un Conseil oecuménique permanent formé d'évêques, de prêtres et de laïcs.
1986 : 1er-10 février. Voyage du pape Jean-Paul II en Inde.
1987 : Par une lettre datée du 27 mai, le pape Jean-Paul II, demande aux évêques de l'Inde d'établir des conférences séparées pour les 3 rites et permet à ces rites d'avoir des diocèses dans n'importe quelle partie de l'Inde.
1988 : Des évêques se mobilisent pour dénoncer la discrimination exercée à l'encontre des Harijans ou dalits (intouchables) qui perdent automatiquement les quelques avantages que leur accorde la constitution, dès lors qu'ils se convertissent de l'hindouisme à une autre religion. Pour la première fois de son histoire, la hiérarchie est totalement indienne, après la démission du dernier évêque étranger, Mgr Mc Garry, franciscain américain.
1987 à 1989 : Une série de directives du gouvernement oblige toutes les institutions à but charitable, à rendre compte à New Delhi de l'emploi des sommes reçues de l'étranger. Des demandes répétées de l'épiscopat pour que les dalits chrétiens recouvrent les mêmes droits et privilèges que leurs frères hindous, n'aboutissent pas.
1989 : 9 octobre. Le cardinal Padiyara exprime sa préoccupation face aux attaques croissantes contre les prêtres et contre des missionnaires chrétiens en plusieurs régions, et stigmatise le refus du gouvernement de permettre à des prêtres l'entrée en Arunachal Pradesh.
1992 : Dans l'Arunachal Pradesh, 1er grand rassemblement des chrétiens.
La Conférence épiscopale fixe un ordre du jour pour aider les dalits, les femmes et les défavorisés en général.
1993 : Au Punjab, agressions en série contre des chrétiens.
Le gouvernement repousse sine die le vote sur la séparation de la religion et de la politique.
1994 : Controverse autour de la cathédrale de Pondichéry menacée de destruction par les Hindouistes fondamentalistes. Assassinat de deux prêtres et d'un frère au Bihar. Attaque de deux missionnaires franciscains au Gujarat.
Intensification de l'aide aux basses castes.
1995 : Meurtres d'une religieuse au Madya Pradesh et d'une autre à Dibrugarh. D'autres attaques contre les religieuses ont eu lieu.
Le Synode de l'Église Syro-Malabar se réunit à Rome.
Le mouvement dalit prend de l'ampleur au moins dans le Sud, et une « théologie dalit » s'esquisse. Les attaques contre les chrétiens, soutenues en sous-main par l'extrême-droite hindoue, deviennent de plus en plus fréquentes.
1996 : Rome lance un sévère avertissement à un certain nombre de
théologiens indiens accusés de mettre en doute l'unicité du salut en Jésus-Christ.
1997 : Depuis l'arrivée du BJP au pouvoir, les chrétiens, particulièrement ceux du centre et du nord du pays se sentent persécutés.
Les évêques accusent les groupes de la nébuleuse hindouiste, dont le BJP fait partie, de mettre en oeuvre une stratégie anti-chrétienne. Mort de Mère Teresa.
1999 : Le voyage du pape Jean-Paul II à New Delhi, où il a proclamé le document Ecclesia in Asia, en conclusion du synode d'Asie qui s'est tenu à Rome en 1998, ne s'est pas très bien passé.
2000 : Le bienheureux Vaz, l'apôtre du Sri Lanka, est déclaré saint patron et protecteur de Goa. Novembre : La multiplication des attaques anti-chrétiennes dans toute l'Inde oblige le nouvel archevêque de Delhi à protester auprès du Premier ministre.
2001 : Mars. Les membres des hiérarchies catholiques et protestantes mettent en cause l'actuel recensement qui ne mentionne pas l'appartenance de caste des chrétiens.
2002 : Assam. Une religieuse accusée de conversion forcée et de meurtre est emprisonnée avant d'être libérée sous caution. Une grande partie de l'opinion indienne soutient les minorités religieuses dans leur lutte contre l'adoption de l'ordonnance du Tamil Nadu sur les conversions. Un groupe d'évêques catholiques indiens se rend en pèlerinage au sanctuaire le plus sacré du bouddhisme à Bodh Gaya.
2003 : L'Église catholique en Inde se réjouit de la détente actuelle entre son pays et le Pakistan et souhaite une rapide normalisation des relations entre les deux nations. Août : Les évêques indiens demandent à leur gouvernement de faire de la béatification de Mère Teresa un événement national.
Novembre : Chattisgarh : la première université catholique de l'Inde sera ouverte au profit des minorités ethniques.
2004 : Pour la première fois, le Saint-Siège nomme trois évêques pour l'Église syro-malabar au Kérala. Goa : Les responsables catholiques et les autorités civiles locales président au bon déroulement de l'ostension décennale des reliques de saint François Xavier.