Corée du Nord
Géographie et démographie
Superficie : 120 538 km2 Surface cultivée : 14,12 %
Surface montagneuse plutôt déboisée : 68,2 %, pâturages : 1 %
Population : 22 664 000 habitants. Densité : 188 habitants km2
Croissance démographique annuelle : 0,5 %
Taux de mortalité infantile : 45,1 ‰
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0-14 ans : 25,4 % 15-64 ans : 67,4 % 65 ans et plus : 7,2 %
Espérance de vie : 63,1 ans.
Éducation : données non disponibles.
Indice de fécondité : 2,02
Langue : coréen.
Capitale : Pyongyang (3 222 000 hab.) Monnaie : won.
Histoire
Av. 1953 : Voir l'histoire de la Corée du Sud.
1953 : Fermeture totale du pays au monde extérieur. Nationalisation de toutes les entreprises. Toutes les fermes sont transformées en coopératives.
1979 : Début d'une ouverture timide, d'abord vers les pays non alignés, puis vers la Chine, et même vers le monde occidental.
1980 : En octobre, 6e Congrès du Parti des travailleurs coréens. Kim Jong Il, fils du président Kim Il Sung, est officiellement
présenté comme le dauphin de son père.
1983 : À la suite d'un attentat perpétré à Rangoun contre une délégation gouvernementale de Corée du Sud par des agents
nord-coréens, la Birmanie rompt ses relations diplomatiques avec la Corée du Nord.
1984 : La Corée du Nord offre une aide substantielle par l'intermédiaire de la Croix Rouge aux victimes des inondations en Corée du Sud. Ceci dans l'espoir d'ouvrir le dialogue entre le Nord et le Sud.
1986 : 29 septembre. À 74 ans, Kim Il Sung est réélu président de la République démocratique de Corée du Nord.
1987 : 2 novembre. Destruction d'un avion de ligne de Corée du Sud dans la mer d'Andaman (au large de la Birmanie) par 2 pirates à la solde du Nord.
1990 : Septembre. Une importante délégation nippone rencontre le président Kim Il Sung à Pyongyang, pour présenter des excuses officielles pour les exactions commises au cours de la colonisation de la péninsule, et pour entamer un dialogue en vue d'améliorer les relations économiques et politiques entre les deux pays. Cette
démarche est appréciée par Pyongyang, au moment où les relations avec l'URSS se détériorent, à la suite du rapprochement de Moscou et de Séoul.
Septembre-octobre : depuis la partition de la péninsule en 1945, premières rencontres entre Premiers ministres du Nord et du Sud, respectivement à Séoul et à Pyongyang, pour un dialogue en vue de la réunification. Des échanges s'établissent entre musiciens, sportifs et intellectuels des deux pays.
1994 : Mort de Kim Il Sung, son fils Kim Jong Il lui succède.
1994-1995 : Tension avec les États-Unis à propos de la politique nucléaire.
1997-1998-1999 : Une grave famine a marqué le pays pendant plusieurs années sans que l'on sache exactement quelles en ont été les conséquences.
2000 : en juin, pour la première fois de l'histoire du pays, Kim Jong Il rencontrera son homologue de Corée du Sud, Kim Dae Jung.
2002 : Février. La Corée du Nord est désignée par les États-Unis comme l'un des pays de l'« Axe du mal ».
Octobre : La Corée du Nord admet développer un armement nucléaire.
Décembre : Les deux derniers inspecteurs de l'ONU sont expulsés du pays.
2003 : La Corée du Nord se retire du Traité de non prolifération.
Août : Ouverture de négociations sur la dénucléarisation, dans le cadre du Groupe des Six (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Russie, Japon, États-Unis) à Pékin.
2005 : Kim Jong-Il annonce son intention de reprendre les négociations sur la dénucléarisation dans le cadre du Groupe des Six.
Économie et politique
Économie en faillite. L'échec du collectivisme agraire et une
déforestation massive accompagnés de la politique d'isolement ont provoqué des catastrophes dans le pays.
Agriculture ; 25 % du PNB. Principales cultures : riz et céréales.
Production de céréales en 2002 : 3,95 millions de tonnes.
Mines et industrie : 35 % du PIB (services : 40 %).
Principales activités : charbon, lignite, fer, sidérurgie, chimie.
Politique : République populaire démocratique. Parti unique. Régime communiste totalitaire. Le président Kim Il Sung était au pouvoir depuis 1948 ; décédé en 1994, son fils, Kim Jong Il lui succède officiellement depuis le 5 septembre 1998.
Assemblée de 687 membres.
PIB/Hab. : 1700 US $
Armée : 1 072 000 hommes. Le budget de la défense représente une dépense de 25 % du PIB. L'une des plus importantes de la région.
RELIGIONS
La religion traditionnelle est le bouddhisme du grand véhicule ; on estime à 15 % les adeptes du chamanisme et à 13 % ceux du syncrétisme. Pour ce qui est du christianisme, il y a peu de nouvelles depuis 1950. Il reste encore quelques milliers de catholiques, mais il n'y a plus ni évêque, ni prêtre, ni
religieux ou religieuse.
En 1984, pour la première fois depuis la guerre, un prêtre coréen de la diaspora (de nationalité canadienne) est autorisé à rencontrer quelques membres de sa famille à Pyongyang. Depuis quelques années, il semble que de petits groupes de protestants peuvent se réunir pour prier.
En 1988, deux lieux de culte, l'un catholique et l'autre protestant, ont été construits dans la capitale. Une centaine de fidèles s'y retrouvent chaque dimanche sous la responsabilité d'un laïc désigné par le gouvernement.
À deux reprises, des prêtres coréens ont pu se rendre en Corée du Nord pour y célébrer l'Eucharistie ; mais aucun prêtre ne réside encore en Corée du Nord, et les nouvelles de cette communauté sont très rares.
En mars 1989 : pour la lère fois, 5 catholiques de Corée du Nord se sont rendus en République populaire de Chine afin d'échanger des expériences de travail paroissial.
Depuis 1991, les catholiques de Pyongyang multiplient les contacts avec les visiteurs étrangers. En 1992, une deuxième église protestante a été inaugurée à Pyongyang.
En 1994, Invitation adressée au cardinal Kim, archevêque de Séoul, de se rendre en Corée du Nord. En 1995 Délégation chrétienne de Corée du Sud invitée à Pyongyang. Le gouvernement, par un communiqué officiel, demande aux catholiques de participer à leur culte.
En 1998, plusieurs prêtres catholiques de Corée du Sud se sont rendus en Corée du Nord. L'un d'eux, le P. Moon a été emprisonné pendant quelque temps à son retour à Séoul. En 1999, une délégation du Vatican apporte une aide humanitaire à la population nord-coréenne.
En 2000, nouvelle visite d'une délégation vaticane en Corée du Nord.
Depuis 1995, la Caritas a apporté son aide humanitaire à la Corée du Nord.