Chine
Géographie et démographie
Superficie : 9 598 050 km2 dont 13,1 % cultivés, 17,5 % forêts, 1,2 % pâturages.
Population en 2003 : 1 304 196 000 habitants (densité : 135,9 habitants/km2)
Croissance démographique annuelle : 0,7 % (+ 17,02 millions d'habitants en 2001)
Indice de fécondité : 1,83
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0-14 ans : 23,4 % 15-64 ans : 69,03 % 65 ans et plus :7,3 %
Taux de mortalité infantile : 36,6 ‰ Espérance de vie : 71 ans
Éducation : dépense publique éducation : 2,9 % du PIB.
Analphabétisme hommes : 7,5 %
Analphabétisme femmes : 21,2 %
Scolarisation 12-17 ans : 43,7 % Scolarisation 3e cycle : 12,7 %
Langues : mandarin ; huit dialectes avec de nombreuses variantes ; 55 minorités nationales avec leur propre langue.
Monnaie : renminbi (yuan). Capitale : Pékin (Beijing) : 9 370 000 habitants.
Histoire
479 av. J.C. : Mort de Confucius.
221 av. J.C. : L'empereur Qin Shihuang unifie la Chine et édifie la Grande muraille (3 460 Km et 2 860 Km de ramifications).
65 av. J.C. : Première mention du bouddhisme en Chine.
VIe-VIIIe s. : Efflorescence du bouddhisme.
Pénétration chrétienne nestorienne.
XIIIe s. : Empire mongol : Koubilai. Voyage de Marco Polo.
1840 : Guerre de l'opium. Hong Kong est cédé aux Anglais.
1900 : Révolte des Boxers. Intervention de 8 armées étrangères. Siège de Pékin.
1905 : Sun Yat Sen fonde le Kouomintang, parti révolutionnaire anti-mandchou.
1912 : Sun Yat Sen est proclamé président de la République chinoise.
1921 : Juillet. 1er congrès du Parti communiste chinois à Shanghai.
1926 : Tchiang Kai Shek prend le pouvoir et rompt avec les communistes.
1931 : Le Japon envahit la Mandchourie.
1934-35 : La Longue marche. Les rescapés s'installent au Shanxi.
1937-45 : Guerre sino-japonaise. Front uni des communistes (Mao Zedong) et des nationalistes (Tchiang Kai Shek), puis rupture de l'alliance en 1945.
1946-49 : Guerre civile.
1949 : 1er octobre : Mao Zedong fonde la République populaire de Chine.
1966-76 : Révolution culturelle. Les Gardes Rouges.
Destitution de Liu Shaoqi. Chaos. Désordres.
Destructions. Conséquences catastrophiques pour le Parti, l'État et le peuple.
1971 : 25 octobre. Admission de la Chine à l'ONU. Taiwan en est expulsé. Mao déclare à l'empereur d'Éthiopie : « la Révolution chinoise a fait 50 millions de morts ».
1976 : 8 janvier. Mort de Zhou Enlai. Hua Guofeng lui succède le 7 février.
Manifestation populaire en faveur de Zhou Enlai, place Tiananmen, et répression sanglante. Destitution de Deng Xiaoping le 7 avril. Mao meurt le 9 septembre. La bande des quatre est arrêtée le 6 octobre.
1977 : Retour de Deng Xiaoping aux affaires comme vice-premier ministre. 11e congrès en août : Hua Guofeng, officiellement chef du Parti.
1978 : Deng Xiaoping fait triompher sa faction «pragmatique». Affrontements frontaliers sino-soviétiques. Traité d'amitié et de paix entre Chine et Japon. « Printemps de Pékin » (5 novembre 1978 - mars 1980).
1989 : - 15 avril : mort de Hu Yaobang, chef de file des libéraux.
-19 mai : proclamation de la loi martiale et appel à l'armée pour rétablir l'ordre.
- Juin : répression des manifestations d'étudiants sur la place Tiananmen.
- 4 octobre : le Dalai Lama reçoit le prix Nobel de la paix. La Chine exprime son « indignation extrême ».
1993 : Jiang Zemin nommé chef d'État.
« Économie socialiste de marché » inscrite dans la Constitution.
1995 : Disparition de Deng Xiaoping de la scène politique.
1997 : Le 1er juillet, Hong Kong revient à la mère-patrie.
La « Région administrative spéciale » est régie par une constitution particulière, selon le slogan : Un pays, deux systèmes.
1999 : À son tour, le 20 décembre, l'enclave portugaise de Macao redevient chinoise dans les mêmes conditions que Hong Kong.
2000 : Mai. Première semaine de congés payés accordée par le gouvernement.
2001 : La Chine adhère à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
2002 : Février. Le président américain, George W. Bush, se rend en Chine.
2008 : Jeux olympiques d'été à Pékin, attribués en juillet 2001.
2010 : Exposition universelle à Shanghai.
Économie
Taux d'inflation en 2003 (1,2 %).
Croissance économique de 9,1 %.
Agriculture : L'agriculture représente 49 % de la population active. Elle est très peu productive. La Chine est le premier producteur mondial de céréales.
Premier producteur mondial pour le riz et le blé. Maïs (2e producteur mondial).
Coton (2e product. mondial après les USA). Soie : 70 % de la production mondiale.
Premier cheptel porcin et ovin du monde (47 %) du cheptel mondial).
Réussite agricole chinoise évidente. Elle a participé à la hausse généralisée du niveau de vie de la population, mais reste fragile. La menace possible d'une crise alimentaire n'est pas à écarter.
Pêche : Première place mondiale pour la pêche en rivière. 42,57 millions de tonnes (en 2002) ; 13,6 millions de tonnes en mer (en 1995).
Mines et industrie : 22 % de la population active (Services : 29 %).
La Chine est riche en ressources minières : premier producteur mondial de charbon, cinquième producteur mondial de pétrole, premier producteur mondial d'acier, 3e pour la construction navale et 11e pour l'automobile. Étain, minerai de fer, phosphates, plomb, zinc, bauxite.
Charbon Production 2002 : 1 440 millions de tonnes
Pétrole Production 2003 : 170 millions de tonnes
Réserves connues : 2 490 millions de tonnes
Le nucléaire n'est qu'à ses débuts (2 % de la production d'électricité). Alors que l'hydroélectricité beaucoup plus développée représente 18,5 % de la production
nationale. En 2002, la Chine devient le premier pays d'accueil au monde des investissements étrangers, avec plus de 52 milliards de dollars, dont l'origine est essentiellement asiatique et américaine.
Armée : 2 350 000 d'hommes. Dépenses publiques militaires (en 2002) : 2,5 % du PIB.
PIB/Hab. : U.S.$ 5600 (en 2004).
Politique
République socialiste populaire à parti unique : le Parti communiste chinois.
Assemblée populaire nationale : 2 979 députés élus pour 5 ans. Conférence consultative politique du peuple. 23 provinces, 5 régions «autonomes» : Guangxi,
Neimenggu (Mongolie - intérieure), Xinjiang, Ningxia Hui (Tibet) ; 4 grandes municipalités: Pékin, Shanghaï, Tianjin et Chongqing ; deux régions administratives spéciales : Hong Kong, Macao. Un président de la République : Hu Jintao (depuis le 15 mars 2003), qui a succédé à Jiang Zemin. Un Premier ministre : Wen Jiabao
(depuis le 16 mars 2003) qui a succédé à Zhu Rongji.
RELIGIONS
Certaines statistiques officielles ont pu faire état de 12 millions de catholiques et de 63 millions de protestants, chiffres qui paraissent exagérés, les évaluations concernant les religions sont à prendre avec beaucoup de précautions étant donnés les écarts importants de ces évaluations : 3,3 à 6 millions de catholiques (en 1990), 15 millions de protestants (voire 30 millions) (sans tenir compte de la distinction entre officiels et clandestins), 7,2 millions de bouddhistes, lamaïstes, 25 000 taoïstes, 35 millions (selon les autorités) à 158 millions (selon les religieux) de musulmans.
Le reste des Chinois participe, en général, à une philosophie de la vie qui se manifeste sous trois formes : le confucianisme, le taoïsme et la religion populaire ou animisme.
Église catholique
Histoire
635 : Alopen (l'évêque Abraham), moine syrien nestorien, arrive à Chang-An (Shaanxi). Fondation de plusieurs monastères et églises.
1294 : Jean de Montcorvin, franciscain, commence l'évangélisation à Pékin.
1552 : Le 2 déc., St. Fr.-Xavier meurt sur l'îlot de Shangchuan (Guandong).
1583 : Arrivée de Matteo Ricci, jésuite. Conversion de lettrés.
1645 : La Propagande, interdit le culte à Confucius et aux défunts.
1654 : Ordination à Manille du 1er prêtre chinois, évêque de Nankin en 1690.
1704 : Le St. Office interdit les rites. Mgr de Tournon, légat du pape.
1724 : Édit de persécution de Yong-Zheng : interdiction de prêcher sous peine de mort. Cependant, des jésuites et des lazaristes resteront à la cour pendant près d'un siècle.
1860 : Traité de Tientsin (Tianjin) : les missions protégées par la France.
1900 : Révolte des Boxers : massacre de chrétiens.
1926 : Consécration à Rome de 6 évêques chinois. Ils seront 23 en 1940.
1939 : La Congrégation de la Propagande abolit le décret contre les « rites ».
1949 : Après l'arrivée au pouvoir des communistes : propagande athée.
1950 : Lancement du Mouvement patriotique des trois autonomies à Guang-yuan (Sichuan).
1951 : Création du bureau gouvernemental des Affaires religieuses, puis des associations patriotiques des catholiques et des comités de réforme del'Église. Expulsion de Mgr Riberi, l'internonce, et de nombreux missionnaires ; arrestation de catholiques, nationalisation des établissements confessionnels : écoles, collèges, hôpitaux...
1954 : Condamnation des 3 autonomies par Pie XII (Ad Sinarum Gentes).
1955 : Décapitation de la résistance catholique ; arrestation des évêques de Shanghai, Baoding, Taizhou, Hankou.
1957 : Répression des contestataires après les « Cent fleurs » (1956) et création de l'Association patriotique des catholiques à l'échelle nationale.
1966 : Décade de chaos de la révolution culturelle ; églises fermées, prêtres et religieuses sécularisés et envoyés en prison ou aux travaux forcés.
1970 : Libération de Mgr Walsh, américain, dernier missionnaire catholique emprisonné, un acte pour préparer la normalisation de rapports sino-américains. De Hong Kong, Paul VI s'adresse à la Chine ; tentative de dialogue.
1971 : Réouverture de l'église du Nantang, à Pékin.
1979 : Élection démocratique de Mgr Fu Tieshan comme évêque de Pékin, consécration en décembre. Libération et, souvent, réhabilitation de prêtres se trouvant en prison ou en camp de travail depuis plus de 20 ans. En août, lepape Paul VI exprime l'espoir de renouer avec l'Église de Chine.
1980 : 3e comité national de l'Association patriotique (22-30 mai).
Président : Mgr Zhang Jiashu. Projet de création d'un grand séminaire.
Juin : création de la commission des Affaires religieuses (RAC) et de la Conférence des évêques de Chine (CBC).
1981 : Nomination par le Pape de Mgr Tang comme archevêque de Canton.
Cela suscite de violentes protestations de la part de l'Association patriotique et du gouvernement. De nouvelles consécrations épiscopales ont lieu, ce qui porte à 40 le nombre des évêques constitutionnels.
1982 : Ouverture d'un grand séminaire à Shanghai le 11 octobre. Ré-arrestation de prêtres (nouvellement libérés) pour leurs relations avec Rome.
1983 : Septembre. Pour la 1ère fois réouverture d'un couvent qui regroupe 24 religieuses de diverses congrégations. Fin septembre. Ouverture de l'Institut de philosophie et de théologie de Pékin.
1984-85 : Officiellement, il n'y a plus de différences entre congrégations religieuses. Il y aurait plus de 20 000 communautés catholiques et entre 5 à 6 millions de fidèles.
1986 : 18 novembre. Le congrès de l'Association patriotique met au point de nouveaux statuts qui mettent en relief les principes d'indépendance et d'autogouvernement de l'Église catholique en Chine.
1989 : Le Centre diocésain de recherche « Guangqi » a entrepris la traduction de la publication des principaux documents conciliaires, tout en laissant soigneusement de côté les passages qui pourraient porter à la polémique afin d'éviter tout conflit avec la pensée marxiste.
Septembre : quelques prêtres (chinois et étrangers) résidant à Hong Kong sont autorisés à venir donner des cours au grand séminaire de Shanghai.
21 novembre : des évêques chinois, reconnus par le Vatican mais pas par le gouvernement de Pékin, ont crée leur propre conférence épiscopale à Zhangyi, plaçant à leur tête Mgr Fan (72 ans) de Baoding (nommé par Pie XII en 1951). Tous ces évêques seront arrêtés par la suite.
1990 : Avril. Affrontement entre policiers et catholiques au village de Youtong (province du Hebei) font 2 morts et 350 blessés.
Reprise et intensification des arrestations de milliers de chrétiens. Inauguration d'une imprimerie moderne catholique à Shanghai. Le diocèse projette d'imprimer des livres de théologie, philosophie, spiritualité et liturgie.
1991 : Nomination de Mgr Gong Pinmei, évêque de Shanghai résident aux USA, au cardinalat, nomination considérée comme inacceptable par les organismes officiels de l'église de Chine.
1993 : Offensive diplomatique du gouvernement chinois, y compris vers le Vatican, en vue de la désignation de Pékin comme ville des Jeux olympiques de l'an 2000.
1994 : Voyage officiel du cardinal Wu de Hong Kong en Chine populaire.
1995 : Délégation de catholiques de l'Église officielle au grand rassemblement de Manille présidé par Jean-Paul II. Mort de Mgr Tang aux U.S.A. Il était vice-président honoraire de la Conférence épiscopale clandestine.
1997 : À partir de 1997, la répression s'intensifie à l'encontre de l'Eglise catholique clandestine en particulier dans les provinces du Hebei et du Fujian.
2000 : Alors que tout laissait croire à un rapprochement de Rome et de Pékin, l'Association patriotique organise une ordination d'évêques le 6 janvier à Pékin pour saboter les négociations. Mort du cardinal Gong Pinmei auxÉtats-Unis. 120 martyrs chinois vont être canonisés en octobre à Rome.
2001 : Décembre. Le pape Jean-Paul II demande pardon pour les « erreurs » commises par l'Église catholique en Chine et appelle à la normalisation des rapports entre la Chine et le Saint-Siège.
2003 : Pour la première fois, le diocèse de Pékin propose un cours de théologie fondamentale ouvert à tous, laïcs et non-laïcs, croyants et incroyants.
Pékin : construction de 4 nouvelles églises.
Situation de l'Église (en 2000)
En 1949, il y avait 3 500 000 catholiques, ce qui correspondait à 0,5 % de la population totale. Il y avait 20 archevêchés ; 79 évêchés et 45 préfectures apostoliques. Il y avait
5 800 prêtres dont 3 100 étrangers ; certains observateurs disent que le nombre des catholiques a augmenté depuis 1949, voire doublé et au-delà. L'Église officielle affirme nettement son indépendance mais n'exclut pas des relations éventuelles avec Rome s'il n'y a pas ingérence dans les affaires intérieures de la Chine (relations diplomatiques avec le gouvernement de Taipeh, nominations d'évêques ; condamnations des années 50 encore
en vigueur).
La plupart des catholiques refusent les positions séparatistes de l'Association patriotique et craignent un contrôle du Parti communiste sur les affaires religieuses ; beaucoup remplissent pourtant les centaines d'églises réouvertes et sont heureux de bénéficier de la nouvelle politique de liberté religieuse. Il n'y pas de scission dans l'Église de Chine nide schisme réel avec l'Église catholique romaine.
S'il n'y a pas encore de dialogue direct avec Rome, les contacts personnels se sont multipliés, y compris entre dirigeants d'Église. En 50 ans de République populaire, les chrétiens de Chine ont traversé bien des révolutions qui auraient dû les écraser mais dont ils sont sortis plus forts.
Aujourd'hui, beaucoup de jeunes gens et d'intellectuels sont attirés par le christianisme ; à Shanghai 25 % des nouveaux convertis sont des intellectuels. La vie chrétienne se poursuit après les événement du 4 juin 89. Ordinations d'évêques et de prêtres, baptêmes
d'adultes (jeunes surtout), accueil de séminaristes et de novices...
On compterait quelque 5 000 000 de catholiques dans l'Église souterraine, c'est-à-dire approximativement le même nombre que dans l'Église officielle. En fait, la situation desdeux Églises ne se laisse pas facilement cerner, car l'Église invisible se cache souvent sous l'apparence de l'Église officielle visible.
En Chine, 5 000 églises ont été ouvertes depuis 1980. Sur les 1 300 prêtres que compte aujourd'hui l'Église « officielle », 1 200 ont été ordonnés depuis 1986. Il y a environ 1 200 séminaristes dans 24 séminaires et 1 300 religieuses dans 40 couvents.