Cambodge
Géographie et démographie
Superficie : 181 040 km2.
Cultivées : 20,96 %, Pâturages : 0,61 %. Forêts : Suite à la déforestation intensive de ces dernières années, la forêt ne couvrirait plus que 52,9 % de la superficie du pays.
Population : 14 144 000 habitants. (Densité : 78,1 hab./km2. Densité de la population faible, cinq fois inférieure à celle du Vietnam). Elle passera à 18,5 millions en 2025
(Densité : 78,1 hab./km2. Densité de la population faible, cinq fois inférieure à celle du Vietnam).
Depuis, il y a eu la guerre (1970-1975), le génocide (1975-1979), puis l'explosion démographique (depuis 1980), le retour des Vietnamiens après 1979 et le retour des réfugiés des camps de Thaïlande à partir de 1992.
Croissance démographique annuelle : 2,4 %.
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Géographie et démographie
Superficie : 181 040 km2.
Cultivées : 20,96 %, Pâturages : 0,61 %. Forêts : Suite à la déforestation intensive de ces dernières années, la forêt ne couvrirait plus que 52,9 % de la superficie du pays.
Population : 14 144 000 habitants. (Densité : 78,1 hab./km2. Densité de la population faible, cinq fois inférieure à celle du Vietnam). Elle passera à 18,5 millions en 2025
(Densité : 78,1 hab./km2. Densité de la population faible, cinq fois inférieure à celle du Vietnam).
Depuis, il y a eu la guerre (1970-1975), le génocide (1975-1979), puis l'explosion démographique (depuis 1980), le retour des Vietnamiens après 1979 et le retour des réfugiés des camps de Thaïlande à partir de 1992.
Croissance démographique annuelle : 2,4 %.
Indice de fécondité : 4,77
0-14 ans : 40,7 %
15-64 ans : 55,8 %
Taux de mortalité infantile : 73,2 ‰
Espérance de vie : 57,4 ans
Taux d'alphabétisation : 67,8 %
Scolarisation 3e degré : 2,5 % en 2001
300 000 élèves dans les lycées et 2 millions d'élèves dans les écoles primaires.
70 % de la population n'a pas accès à l'eau et 82 % à des installations sanitaires.
52 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition.
36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté en 2001
Il y avait 300 000 réfugiés Khmers dans les camps de Thaïlande, jusqu'à la normalisation, tandis que Pol Pot aurait fait périr au moins 1 700 000 de Cambodgiens, soit plus de 20 % de la population de 7 900 000 habitants en 1975. La population de
Phnom-Penh était inférieure à 30 000 hab. quand les troupes vietnamiennes y pénétrèrent le 7/01/79. Avec un taux de croissance de 2,5 % en une quinzaine d'années, le coût démographique du génocide a été en partie rattrapé.
Capitale : Phnom-Penh (1 169 800 hab.).
Langue : khmer.
Monnaie : riel.
Économie et politique
L'inflation a baissé de 12,6 % en 1998 à 3,2 % en 2002.
L'aide extérieure correspond à 75 % des dépenses de l'État (291 millions de dollars) et traîne un endettement lourd de 1,85 milliard de dollars (en 2003). Les deux sources importantes de revenus sont le tourisme (219 000 touristes en 1997), et les investissements des étrangers. Dans ce dernier secteur : les investisseurs se montrent réticents face à l'instabilité politique, le manque d'infrastructures commerciales, le manque de règlements fonciers, et le peu de respect des droits de l'homme, et le manque de
transparence et de rigueur dans les comptes de la nation.
Agriculture et pêche : 35 % du PIB. Riz occupe 70 % des terres cultivables, une exportation de 37 millions de tonnes en 1996. L'élevage est peu développé.
Caoutchouc à partir de l'hévéa ; pêche en rivière importante (90 % en eau douce).
1996 : octobre. Le Cambodge a exporté 3 millions de dollars en Grande-Bretagne des vêtements fabriqués par 10 000 ouvriers payés entre 20 et 100 dollars par mois.
Bois : en 1999. On relève une recette de 7,8 millions de dollars provenant de l'exploitation du bois.
Mines et industrie : 30 % du PIB (services : 35 %)
Politique : Constitution du 24 septembre 1993 : Royaume.
Monarchie constitutionnelle. Régime parlementaire.
Chef d'État : Roi Norodom Sihanouk Varman.
Chef du Gouvernement, Hun Sen : Premier ministre depuis le 5 janvier 1985 [du Pradéachon ou Parti du peuple cambodgien ex-communiste (PPC)]
PIB/Hab. : 1616 U.S. $. Pays très pauvre après 25 ans d'anarchie et le sanglant régime khmer rouge, classé parmi les 30 pays les moins développés de la planète.
Armée : L'armée régulière du Kampuchéa est forte de 123 917 hommes dûment enregistrés et identifiés.
La part du budget qui est consacrée à la défense, est de 2,7 % du PIB en 2002.
Histoire
Ier -VIe s. : Royaume du Fou-Nan dans le bas Mékong.
VIe-VIIe s. : Royaume du Chenla sur le moyen Mékong. Politique d'irrigation.
802-850 : Unification du Cambodge ; fondation du royaume d'Angkor.
XIIe-XIIIe s. : Apogée de la civilisation angkorienne. Extension du royaume khmer sur
tout le Sud-Est Asiatique. Règne de Jayavarnam VII, le « Roi lépreux ».
XIVe-XVIIIe s. : Suite à des intrigues de palais, le Cambodge est livré aux invasions siamoises et vietnamiennes.
1860 : Norodom Ier monte sur le trône.
1863 : Le roi Norodom obtient le protectorat de la France.
1941 : Norodom Sihanouk, arrière-petit-fils de Norodom Ier, est élu roi par le Conseil des dignitaires.
1953 : 9 novembre. Le Cambodge accède à l'indépendance.
1960 : Après son abdication comme roi, Norodom Sihanouk devient chef de l'État.
1963 : Salath Sar (futur Pol Pot) et Son Sen gagnent le maquis.
1965 : Rupture des relations diplomatiques avec les USA. Celles-ci seront rétablies en 1969.
1966 : 2 mouvements anti-gouvernementaux se développent : les Khmers « Sereys » ou « Khmers libres », soutenus par la Thaïlandeet les USA ; les « Khmers Rouges » soutenus par la Chine.
1967 : Khiêu Samphân et Hou Youn gagnent le maquis.
1970 : 18 mars : Coup d'État du général Lon Nol. Destitution du roi Sihanouk. Extension au Cambodge du conflit indochinois ; pogroms contre les Vietnamiens du Cambodge ; intervention américano-vietnamienne. Guerre civile.
1970 : 4 mai : Sihanouk forme à Pékin un gouvernement royal d'Union Nationale du Kampuchéa.
1975 : 17 avril. Victoire des Khmers rouges dirigés par Pol Pot, ceux-ci chassent Lon Nol et conquièrent Phnom Penh qui est complètement vidée de sa population.
Création du Kampuchéa démocratique.
1976 : La République du Kampuchéa démocratique est présidée par Khieu Samphan et le gouvernement par Pol Pot, secrétaire général du Parti. Près de 2 millions de personnes sont victimes des Khmers rouges (déportation massive de leurs habitants.
Suppression physique d'une grande partie des serviteurs de l'ancien régime; Suppression des religions. Collectivisation intégrale de la vie.)
1979 : 7 janvier. Prise de Phnom-Penh par les troupes vietnamiennes et instauration de la « République Populaire du Kampuchéa ». Gouvernement de Heng Samrin.
18 février : Traité d'amitié et de coopération entre le Kampuchéa et le Vietnam, officialisant la présence vietnamienne au Cambodge.
1983 : À partir de cette date : implantation progressive de nombreux civils vietnamiens. Leur nombre est estimé à 500 000.
1988 : Hanoi annonce le retrait, avant la fin de l'année, de la moitié de ses troupes présentes au Cambodge.
1989 : Après dix ans d'occupation du Cambodge, les Vietnamiens battent en retraite.
1990 : 9 septembre. À Djakarta, les quatre factions cambodgiennes acceptent le plan de paix de l'ONU qui prévoit la mise en place d'un Conseil National Suprême (CNS)
sous les auspices de l'ONU. Création du Conseil National Suprême regroupant les 4 factions.
1991 : Les Khmers rouges acceptent le cessez-le-feu de l'ONU.
Accords de Paix signés à Paris.
1992 : Les Khmers rouges refusent de déposer les armes.
Création de l'APRONUC (Autorité Provisoire des Nations Unies au Cambodge).
Début du retour des réfugiés.
1993 : 24-30 mai. Élections législatives générales sous l'égide de l'ONU ; échec pour les Khmers rouges. 29 octobre. Établissement de la Monarchie Parlementaire. Le Prince Norodom Ranaridh et Hun Sen forment le Gouvernement de coalition.
Nouvelle Constitution reconnaissant la liberté religieuse.
1995 : Mars : à Paris, Conférence Internationale sur la reconstruction du Cambodge.
1996 : 8 août. Scission du mouvement khmer rouge.
Une importante émigration clandestine d'environ 100 000 Cambodgiens dans la région nord-ouest du Cambodge vers la Thaïlande, ceux-ci travailleraient clandestinement en Thaïlande.
1997 : En juin, Pol Pot fait assassiner son ministre de la défense Son Sen. Quelques jours après, Pol Pot est jugé et condamné à la prison à vie par ses anciens camarades.
L'Asean suspend l'adhésion du Cambodge, l'excluant des aides internationales nécessaires à la reconstruction de ses infrastructures.
2-6 juillet. Instabilité politique, coup d'État. Le 5 juillet, Norodom Ranariddh écarté de ses fonctions de premier co-Premier ministre.
1998 : Mars. Chute du bastion khmer rouge d'Anlong Veng. 15 avril. Décès-suicide de Pol Pot. En décembre, reddition de deux grands responsables khmers rouges; Khieu Samphan et Non Chea, reçus avec les honneurs à Phnom Penh, « s'excusent des actes passés ». 26 juillet. Nouvelles élections législatives (93,74 % des électeurs se sont rendus aux urnes). Les anciens communistes du Premier ministre Hun Sen sortent vainqueurs, après avoir mené un coup de force contre leurs alliés royalistes.
1999 : En janvier, le Premier ministre Hun Sen appelle à un tribunal international pour juger tous les responsables impliqués dans la guerre de ces trente dernières années, et pas seulement durant la période des Khmers rouges 1970-1998, période de
Pol Pot... Les derniers dirigeants khmers rouges cessent le combat. L'un d'entre eux, Ta Mok, est arrêté par le gouvernement cambodgien, qui promet de le juger.
2004 : Janvier. Le principal syndicaliste ouvrier indépendant est assassiné.
Juillet 2003-juin 2004 : Crise institutionnelle à l'issue du scrutin législatif accordant une nette victoire au Parti du peuple cambodgien du Premier ministre Hun Sen, et confirmant le poids grandissant de son principal opposant, le Parti Sam Rainsy; aucun accord entre les différentes parties ne permet de mettre sur pied un
gouvernement.
2005 : Conséquence de la crise institutionnelle de 2004, l'adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce est reportée.
RELIGIONS
Bouddhistes (95 % de la population). Le bouddhisme théravada (Petit Véhicule) est la religion traditionnelle de la majorité des Khmers ; il y avait, avant 1970, 60 000 bonzes au Cambodge. Avant 1975 : il y avait aussi 250 000 musulmans (Chams). Les musulmans au Cambodge forment une minorité d'environ 500 000 personnes, soit environ 2,5 % de la population totale du pays. Leur communauté se compose essentiellement de Chams (250 000). Sihanouk les appelait les « Khmers-islam », mais ils ne sont pas
d'ethnie khmère : ce sont les descendants du Campa, royaume situé au centre de l'actuel Vietnam, complètement détruit par les Vietnamiens au XVe siècle. Les Khmers rouges ont particulièrement persécuté cette communauté, sans doute plus à cause de son particularisme que pour des motifs religieux. Plus de 100 000 d'entre eux auraient été tués.
Catholiques.
Religions traditionnelles.
De 1975 à 1979 : suppression de toute forme de religion.
En 1979 : le bouddhisme et l'islam sont rétablis.
En 1990 : reconnaissance des « chrétiens khmers » à qui la liberté de religion est reconnue dans la Constitution. Les relations diplomatiques ont été établies entre le Royaume du Cambodge et le Saint Siège et la personnalité juridique de l'Église catholique a été reconnue par l'État.
Église catholique
L'Église catholique est ultraminoritaire. Elle a été martyrisée durant le régime des Khmers rouges qui vit mourir tous les prêtres et religieux cambodgiens.
Histoire
1554 : Fernando Mendez Pinto, jésuite, visite le Cambodge.
1555 : Gaspar de Cruz, dominicain, réside à la Cour.
XVIIe s. : Jésuites, dominicains et franciscains fondent quelques postes.
1665 : Arrivée du P. Chevreuil, MEP, à Colompé (Phnom-Penh) et Pinhalu.
Difficultés de la mission du fait des troubles de la guerre.
1768 : Le P. Levasseur entreprend de nouveau l'évangélisation et traduit un catéchisme en khmer. Dispersion des chrétiens par suite de la guerre avec le Siam et le Vietnam.
1850 : Érection de la Préfecture apostolique du Cambodge (Phnom-Penh) qui comprend la Cochinchine (partie sud du Vietnam) peuplée de Khmers.
1861-65 : Arrivée de nombreux chrétiens vietnamiens chassés du Vietnam par la persécution.
1955 : La préfecture apostolique de Phnom-Penh, devenue Vicariat apostolique en 1924, est ramenée aux limites politiques du pays.
1957 : Ordination du 1er prêtre cambodgien.
1968 : Création de 3 circonscriptions ecclésiastiques : Mgr Tep Im Sotha Samath devient premier préfet apostolique cambodgien, à Battambang.
1970 : 61 000 catholiques (Khmers : 3 000 ; Chinois : 1 500 ; Vietnamiens : 56 500). Prêtres : 64 (4 Khmers, 15 Vietnamiens et 45 français). Entre mai et août : plus de 40 000 catholiques vietnamiens quittent le Cambodge vers le Vietnam. Leur clergé, vietnamien et français, les accompagne.
1970-72 : 5 prêtres français et 2 vietnamiens sont tués.
1975 : 14 avril. Ordination épiscopale de Mgr Joseph Chhmar Salas (37 ans) comme évêque de Phnom-Penh.
30 avril. Expulsion de tous les étrangers, dont les missionnaires
français. Assassinat de Mgr Tep Im et du P. Jean Badré, moine bénédictin de Kep.
1975-1979 : Disparition de tous les cadres de l'Église cambodgienne. Mort de Mgr Salas, des prêtres, des religieux et des religieuses. Destruction systématique de toutes les églises.
1983 : Création par Rome d'un « Bureau pour la Promotion de l'Apostolat parmi les Khmers » (BPAC), placé sous la responsabilité de Mgr. Yves Ramousse (MEP) et chargé de tous les Cambodgiens, en quelque partie du monde où ils se trouvent. Ce Bureau a des représentants en Asie, en Amérique et en Europe. Il a son siège à Paris.
1986 : La 5e assemblée du BPAC, qui s'est tenue à Paris avec 25 participants représentant les 500 000 cambodgiens dispersés à travers le monde a élaboré un programme de catéchèse qui respecte la culture cambodgienne.
1989 : Mai. 14 ans après avoir été expulsé, Mgr Yves Ramousse, ancien vicaire apostolique, a pu se rendre au Cambodge, dans le cadre d'une mission du CCFD.
1990 : 7 avril. Par une note adressée au Conseil national du Front de solidarité, le Comité Central du Parti Révolutionnaire autorise l'ouverture d'une « église de la religion chrétienne ». Pour la 1ère fois depuis 1975, les catholiques cambodgiens assistent ouvertement, le jour de Pâques, à la messe célébrée par le père Émile Destombes, MEP, représentant la Caritas Internationale. Reprise des activités des communautés catholiques.
1992 : Nomination de Mgr Ramousse comme vic. apostol. de Phnom-Penh et administrateur apostolique de la Préfecture Apostolique de Battambang.
1993 : Liberté religieuse reconnue par la Nouvelle Constitution.
1994 : 25 mars. Établissement des relations diplomatiques avec le Vatican.
1995 : Juillet. Ordination d'un prêtre cambodgien, Pierre Sophal Tonlop, le premier depuis 22 ans. Arrivée de nouveaux prêtres étrangers.
1997 : 5 octobre. Ordination du nouvel évêque coadjuteur de Phnom Penh,
Mgr Émile Destombes des Missions Étrangères de Paris. La même année, le Saint-Siège a nommé le P. Antonysamy Susairaj administrateur apostolique de Kompong Cham (il a été envoyé au Cambodge en mai 1995).
1998 : 5 juin. Plus de 300 personnes se sont réunies au centre culturel russe de Phnom Penh pour une célébration oecuménique à l'occasion de la parution d'une nouvelle traduction oecuménique de la Bible en langue khmère sous la direction du P. Ponchaud. L'ancienne traduction datait de 1954 (la traduction du Nouveau Testament fut achevée en 1993).
1999 : L'Église catholique du Cambodge commence tout juste à relever la tête. Mais avec ses quelque 20 000 fidèles - parmi lesquels une forte proportion d'immigrants vietnamiens - son dynamisme ravit tous ceux, missionnaires ou religieuses, qui participent à sa résurrection depuis le début des années 90. L'accent mis sur la formation, la constitution de petites
communautés responsables et autonomes et la participation des fidèles à de nombreuses activités sociales et caritatives témoignent au quotidien de sa vitalité. Une vitalité également attestée par la présence à Phnom Penh, de six séminaristes et par l'ordination récente d'un nouvel évêque coadjuteur de la capitale : Mgr Émile Destombes, prêtre des Missions Étrangères de Paris (MEP), arrivé au Cambodge dans les années 60 et qui fut l'un des premiers à s'y réinstaller en 1991. Mais le Cambodge est aussi, et surtout, une
preuve vivante du rôle joué par les communautés chrétiennes en Asie. Et une illustration des enjeux spirituels et religieux propres à cette région du monde où le christianisme doit cohabiter avec le bouddhisme, l'hindouisme, l'islam et de persistantes pratiques animistes.
2004 : 34 ans après leur expulsion du Cambodge, les Amantes de la Croix se réimplantent à Kompong Cham.
Statistiques
Catholiques : 21 000 (dont 13 000 Vietnamiens).
Vicariat apostolique : 1.
Préfectures apostoliques : 2.
Évêques : 2.
Paroisses : 34.
Prêtres : 34.
Religieuses : 69.