Bhoutan
Géographie et démographie
Superficie : 47 500 km2, dont 5 % cultivés, 63 % forêts, 0,4 % pâturage.
Population : 2 257 000 habitants (densité : 48 hab./km2)
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Croissance démographique annuelle : 3 %
Indice de fécondité : 5,02
Taux de mortalité infantile : 53,6 ‰
Population de moins de 15 ans : 39,8 %
Espérance de vie : 63,2 ans
Éducation : dépense publique Éducation : 5,2 % du PIB.
Analphabétisme (hommes) : 38,9 %
Analphabétisme (femmes) : 66,4 %
Scolarisation 12-17 ans : 10,7 % (en 2000)
Gratuité de l'éducation dans le primaire accordée à tous les citoyens : le système éducatif est basé sur le modèle anglais. Le taux d'alphabétisation dépasse aujourd'hui largement la moitié
de la population globale.
Capitale : Thimphu (60 200 habitants).
Langue officielle : dzongkha (dialecte tibétain). Bumthangkha, sharchopkha, népali, nombreux dialectes.
Monnaie : ngultrum.
Histoire
VIIe-VIIIe s. : Conversion du Bhoutan au bouddhisme.
1720 : Suzeraineté de la Chine sur le pays.
1865 : Traité de Sinchula avec la Grande-Bretagne : annexion du territoire contre une contribution financière annuelle.
1907 : Création du royaume du Bhoutan, jusque-là gouverné par des religieux.
1910 : Le Bhoutan devient un protectorat britannique de fait.
1949 : Par traité, toutes les obligations britanniques sur le Bhoutan sont transférées à l'Inde. Relations tendues avec la Chine.
1958 : Les cartes publiées en Chine englobent une grande partie du Bhoutan.
1960 : Ouverture du Bhoutan, appelé «le royaume interdit», sur le monde extérieur.
1968 : D'héréditaire en 1907, la charge royale devient élective.
1972 : Juin : couronnement du roi actuel : Jingme Singye Wangchuk. Le roi appartient à la majorité Drukpa, il entreprend de moderniser avec prudence le pays. La citoyenneté est offerte aux réfugiés tibétains : 2 500 d'entre eux la prennent. Les autres réfugiés s'en vont en Inde.
1980 : Le roi confirme officiellement le traité de 1949 marquant par là sa méfiance vis-à-vis de son voisin du nord, la Chine. Mais, en même temps, il demande à l'Inde qu'en toute matière concernant son pays, la décision finale lui appartienne.
1983 : En août, le Bhoutan entre dans le club des «sept» : Inde, Maldives, Népal, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka et Bhoutan, pour plus de coopération dans le développement de ces pays.
1987 : Fermeture au tourisme pour sauvegarder « tradition, culture et religion ».
1991 : Des Bhoutanais d'origine népalaise se réfugient au Népal pour fuir une politique d'intégration culturelle très oppressive
(100 000 environ).
1997 : 8e rencontre népalo-bhoutanaise consacrée au sort des
100 000 Bhoutanais d'origine népalaise réfugiés au Népal.
1998 : Plus de 120 000 réfugiés bhoutanais attendent à la frontière népalaise qu'un accord se fasse entre les gouvernements du Bhoutan et du Népal pour rentrer chez eux.
À mesure que le temps passe, un accord devient de plus en plus improbable.
Juillet : le roi du Bhoutan a choisi de ne pas participer au sommet de l'Asie du sud qui s'est tenu à Colombo, du 29 au 31 juillet.
Cette décision survient après l'annonce du Premier ministre népalais, Girija Prasad Koirala, selon laquelle il voulait soulever au cours de ce sommet le problème des réfugiés bhoutanais, hindous pour la plupart.
1999 : Octobre : de récents pourparlers entre le Népal et le Bhoutan laissent entrevoir une solution au problème des réfugiés bhoutanais.
Économie et politique
Le bois constitue une ressource importante. Pays dépendant de l'aide étrangère, particulièrement celle de l'Inde (s'occupe des relations extérieures, finance 55 % du budget du Plan, 40 % des enseignants ; 30 % des fonctionnaires sont indiens). Ses rapports
avec le Tibet sont inexistants. Quant à ses relations avec le Népal, elles restent marquées par des tensions liées aux questions ethniques.
Agriculture : Pays rural à 90 %. Maïs - Riz - Élevage (bovins, porcins).
Balance agricole excédentaire en 1991.
Industrie : L'activité industrielle gravite autour de l'hydroélectricité et du ciment. Le royaume exporte de l'électricité vers l'Inde.
Politique : Monarchie absolue : le roi Jigme Singye Wangchuck. Pouvoir autoritaire.
Assemblée nationale. Conseil royal.
Armée : 1 000 hommes (Forces paramilitaires)
PIB/hab. : U.S. $ 2902. Pays très pauvre qui dépend de l'aide extérieure.
RELIGIONS
La religion du pays est le bouddhisme tantrique, appelé aussi lamaïsme, pratiqué par 75 % de la population.
Plus de 1 000 monastères et temples.
Hindous : 25 % ; Musulmans : 5 % ; 5 000 chrétiens dont 1 000 catholiques (étrangers pour la plupart). De fortes frictions existent entre les communautés hindoue et bouddhiste.
Le bouddhisme est la religion d'État du Bhoutan et le gouvernement veut préserver le bouddhisme et la culture bouddhiste. La prédication et la propagation d'autres religions sont par conséquent interdites.
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Église catholique
1626 : Deux jésuites, en route vers le Tibet, sont appréhendés au Bhoutan. Ils y apprennent le tibétain avec un Lama, mais il n'y aura aucune suite à leur démarche pendant les trois siècles suivants.
1963 : La famille royale invite 2 jésuites canadiens de la province de Darjeeling à instaurer un système d'éducation au Bhoutan, à la condition expresse d'éviter toute évangélisation directe ; ce fut l'ouverture du campus scolaire de Kanglung (Bhoutan oriental) avec enseignement primaire et secondaire affilié à Cambridge.
Par la suite des catholiques ou protestants, en nombre très limité, sont autorisés à diriger des oeuvres sociales ou éducatives, mais avec des limitations précises de leurs activités.
1992 : Les statistiques catholiques indiquent un prêtre catholique religieux et un catéchiste en tout et pour tout.
Mai : le gouvernement nomme inspecteur en chef des écoles et conseiller de l'Éducation à vie un jésuite canadien, William Mackey. Travaillant dans le pays depuis 1963, il a été reconnu par le roi comme « fils du Bhoutan ».
1992-93 : Menaces dirigées contre des chrétiens et demandes d'interdiction du christianisme.
1998 : le 23 octobre, cinq jours après la mort du P. Mackey, a eu lieu l'ordination du premier prêtre d'origine bhoutanaise : Joseph Kinley Tshering. Il appartient à la famille royale.
La première fois qu'il a été présenté au roi, celui-ci a affirmé « qu'il ne voyait rien de mal à ce qu'il soit prêtre catholique ». Cette attitude tolérante du roi a beaucoup soulagé le P. Tschering qui y voit une « possibilité d'ouverture dans le pays du dragon et du tonnerre ».
2004 : Le gouvernement ne prend pas de mesures pour assouplir sa quasi-interdiction du christianisme.